juillet 6, 2009

exercice, lundi matin

Parée d’eau douce

Le ventre seringue

endolorie de plaisirs,

paysagers.

Les ombres sous les yeux, se trainent les pieds

Rien en vue. Et, si seulement.

S’accrocher aux pentes descendantes.

et, en échange de ce qui fait le plus mal,

remettre liberté et traits d’union, malgré les fleurs dans les cheveux.

Focaliser urbain et se maquiller des airs de mange pierres.

Risquer des cœurs brisés comme ce verre si précieux et coloré, éclaté partout entre les planches dedans ma tête.  S’assoir au bar et regarder le bal des serveurs mais toujours trouver le DJ plus sexy.  L’instant présent à l’envers, moment de doute ou d’angoisse, essayer la chose thérapie, mais revenir au Plan B, comme on prends la peine de demander.

Je me perds dans les fringues sur St-Laurent.   Je voudrais aussi.   Savourer le rouge, avec toi.

doing the undo

Contre le temps, le beat
des hanches aux bouches
jointes. Violence sentence.

juin 29, 2009

L’été farniente, s’ impatiente

Sur des notes de jasmin et de bossa nova, de tango, de jazz,  les hanches qui se délient paresseusement, le ventilateur tournant sur lui-même.  Une douce envie, grisant mes cuisses jusqu’à la terre promise.  Je me languis, toujours.  Mais, je garde enlacé cuisses doigts pensées et papiers. Un peu impatiente, comme ces jours d’été humide.  L’orage, à quelques pas de soi.

juin 22, 2009

Quelques arpents de rêve…

Il me l’avait dit,  je n’ai pas voulu l’écouter. Ma tête dure de poisson, ne voulait que goûter, sentir, humer et boire.  Le plus possible, de peaux d’eaux de rires et d’acide turquoise le long de mes reins.  Prendre, rendre, circuler adroitement entre les cônes rouge, ne pas prendre garde aux avertissement pour se sauver à l’aube des pourquoi, le coeur dans la main, les feux follets dans les yeux.

J’aurais choisi de fermer les yeux.

Là, à 15h58, dimanche.  des larmes. quelques-unes. Salées.

Pour la première fois, mon corps se languissait de toi, vraiment.  Et, tu avais raison, sauf que ce que tu ne savais pas c’est que avant cela n’avait jamais arrivé, pas comme ça, du moins.  Avant, j’étais ailleurs, j’étais une autre.

Puis, j’ai repris la suite du film.  La tête posée contre tout ces oreillers fleuris.  J’ai osé un soupir violet.

Et ça en boucle, tout le weekend.

Oh, et je voulais dire. T’as aussi raison, je suis coincé entre ce que je veux et ce que je pense qui est le mieux.  C’est pour ça que je ne me sens pas pressé.  C’est aussi pour ça que je ne franchi pas la mince ligne. Sauf l’autre fois. Oui, j’ai bien entendu ton chérie, puis mes caresses, le love fusant de mes doigts pour te faire exploser la peau.  C’est mieux que tu sois parti.  C’est ainsi qu’il faut faire.  Je reprendrai bientôt l’ordre de mes pensées pour construire des cercles polaires ici et là. Tout autour des oréoles qui attendent chez moi, le réveil des consiences en béton.   Puis, faut aussi, me laisser le temps de choisir, même si ça cri en dedans, même si ça grinche mes dents, et que je sais, oh God je sais. Mais je me tais. Sage enfant, je me tairai.

je dois aller travailler. Et, après j’irai m’exfolier les pensées!

juin 15, 2009

comme j’aime à y penser encore un peu…

Des bleus qui se jaune un peu.  De la musique qui s’écoute les yeux fermés. Et, l’écho de ta voix, “regarde moi”.  Les dossiers juste à côté, je sais que je dois travailler.  La seule chose que je veux s’est m’enfuir loin avec toutes ces fleurs dans mon ventre, attraper la marge entre ce qui se doit et ce qui se veux, et en détacher tout les recoins pour amener avec moi, ton poison, ta passion, le feu que tu as répendu entre mes cuisses, comme ça, parce que le vide empli de ma langue, se tenait mieux dans son coin, calme et serein.

des amours en lèvres qui se couds une à l’autre

des corps qui se fendent pour laisse couler les flots

entre tes mains et mon corps, un lit de doux recommencement.

le possible comme on boit le vent, les lys qui debout embaumant les peaux…Un champs de gémissements, de ma bouche à ton cou, se déposant.

je re prends mon souffle et prends aujourd’hui comme il est. Savourant les dernières douleurs comme on écoute le tic tac des heures.

juin 8, 2009

Comme un journal intime

J’ai mal au ventre, j’ai mal à la tête, mal au passé, mal aux éclaircies; j’ai tellement eue peur et mes yeux tout fripés, et son poing fermé dans les airs, désolante créature, désert défriché de toute humanité.   Les dégâts que peuvent causer l’abus de poudre blanche dans un sachet d’origamie cartonné fabrication artisanale, proposition d’évasion, et le bruit des abeilles, et le cancer devenu oasis, et le flou qui donne l’impression d’avoir trouvé sa maison, puis courir de plus en plus loin, frôlant les article de la mort, et les falaises trop abruptes.

J’ai mal au cœur, mais je dois manger.  Je dois, la mettre dehors, elle et son mauvais sort.  je dois continuer. J’ai du la regarder faire ses valises et son acolyte me jeter son venin au visage,  c’est mon job.  Sans répondre, sans trembler des jambes, sans pitié mais avec compassion, toujours.  Je ne dois pas penser au passé. À moi, avant. J’ai du me fermer devant les injures, les menaces de me trainer en cour, c’est mon job.  On m’a donner le mandat de redresser l’appartement supervisé, et je le fais.

Encore pour un temps, tout les matins, je spike mon mohack intérieur, je lace mes 14 trous, et je pars, bien décidé à donner la chance à ceux qui veulent s’en sortir, et laisser s’envoler les papillons de nuit, feux follets et autres espèces de la fôrets qui ne porte pas en eu, le désir de changer. Parce que j’ai beaucoup d’humanité, et peu de moyens…Faut pas niaiser avec la chance.

juin 5, 2009

histoire de

J’dis des choses des fois, puis mes rubans s’envolent au vent, se foutant des conventions, de mes yeux illuminés de soie et de papillons dans le ventre.  Je prétends prétendre des allusions qui enflamment tes garde-à-fou, mais je ne parle qu’à moi, Éloïse Parady-Ze, à mi-chemin entre le fantasme et tes genoux devenus tout mou parce que tu sens de chez toi l’odeur de ma fleur, et que tu sais, qu’à deux pas de ta maison, se trouve mes cuisses, chaud marécage à te faire perdre ce qui te reste de tête.

Sais-tu combien de fois j’ai oublié les noms ?

Je ne me prends pas pour Doris pour rien savez.  Les lettres aspirée dans les caresses trop lourdes, les syllabes enterrées sous le porches des maisons si vides de passion. Pourtant, j’ai encore en tête, des coups proverbiales aux hanches des provinciales, des langues serpents entre mes barreaux d’prison, des bouches, des lèvres, des dards d’aciers trempé.   Pourras-tu enfin trouver de tout ces languissements, le temps, l’audace, le courage…

De venir me faire la fête ?

mai 28, 2009

le pulpe violet…

Enfin.  Je l’ai dis. Ça sorti tout grand, fort comme ces averses de printemps. Des mots à moussons comme ceux qui déboulent le long de mes cuisses.   Des mots chargés d’une tendre fragilité.  J’espère qu’ils t’ont un peu bercés.  J’aurais au moins sorti ce vent hors de moi, maintenant, qu’il ne m’appartiens plus tout à fait, maintenant que se boit le vin à même ma croupe, j’ai mis du rouge sur mes ongles, j’ai mis le foulard à pois qui traînait depuis si longtemps dans mon tiroir, j’ai lavé ma peau de vanille et de jasmin…Mit mon parfum “Rock and Rose”, ma petite robe noire avec la ceinture à la taille,mes bas aux genoux, du rimmel, des arc en ciels, du terre à terre pour pas partir aux confins des “somewhere over the rainbow” … Un peu encore étourdie de toutes ces overdoses de toi bien à plat contre l’écran…

Et, surtout…

Surtout…Je n’attends rien. Rien en retour. Je suis bien. Bien avec moi, et avec le pulpe des orages, des éclairs sur mes yeux, et le chaud entre le rêve et mes doigts qui dansent pour toi.

Je serai toujours là, sur la route d’Oz, à chercher…

mai 11, 2009

et la peur docteur, je fais quoi avec ça ?

On m’a demander d’écrire un texte pour ouvrir un gala. Gala qui mettra en valeur l’action communautaire dans Rosemont, et qui récompensera les dignes travailleurs, bénévoles et leader de ce milieu.  J’y suis nominé. Et, là, je lance des mots, des images, je pense à mon look, à mes phrases, à mes souliers, à ces marches que j’ai grimpées; une à une, le souffle plus souvent qu’autrement court, je suis une décrocheuse, pourtant…Je travaille avec des gens qui ont fait l’univers-cité.  Parfois j’ai le vertige, je ne suis pas certaine d’être celle que les autres croient voir.  D’être déguisé, et je suis fière des fois aussi. Fière, d’avoir cessé l’auto destruction pour donner la main à d’autres. Et puis, là, j’ai l’angoisse qui monte, parce que j’aime pas ça parler en avant, dans un micro, et parce que je me suis trouvé grosse dans chaque robes que j’ai essayé samedi avec Josée.  Je voudrais perdre 20 livres d’ici le 21.  Je voudrais grandir de 2 pouces.  Je voudrais avoir THE robe flamboyante.  Je voudrais.  Puis, quand j’y pense, je vois toute la chance du monde concentrée entre mes deux épaules.   Dans mes mains, qui se posent dans les cheveux de mes poussins, dans les tapis d’Orient qu’ils me font avec leurs rires et leurs petites manies…Je regarde tout ça, et des fois, je me trouve plus grande que la plus grande des montagnes, plus grande que la voie lactée; et là j’ai moins peur, je peux prendre le monde en entier dans mes bras et le consoler, je peux prendre le monde en entier et le réinventer.

mai 5, 2009

Voir la lumière au bout du tunnel…

Prendre une douche et la nectarine sur soi, éclatement des papilles, verbes renversés des bavures partout. Entre les cuisses sentir l’autre s’éparpiller.  De blanc et de noir, y a Léo on the phone.  N’insiste pas, please, d’autres avant l’on tout mangé. De rires parfum, je ne suis habillé ce matin…Les lumières constats ensemble symphonie tambours flûtes et violons, détraque l’atmosphère et j’oubli. Trop de viandes pas assez de vin.

Lèvres coupes flower power

Armes larmes supplications

Contorsions très dense

Les doutes au genoux comme des bas léopard

À pieds joints dans mon rapport annuel, je gobe statistiques et données quantitatives. Goulument. Comme des fois, on se passe la langue sur les lèvres.  Le jardin collective et un peu de compostage, des jours de soleil sous les yeux, et le réveil qui sonne victorieux.   Un trop long 6 mois d’angoisse et de verbal attentat qui se termine enfin, j’aurai gagné mes épaulettes…J’aurai eue raison. Enfin.

avril 30, 2009

Comme un journal…

J’ai marché un peu, le long des marges où l’on dessine des petits coeurs, et des “je t’aime”, des noms de garçons puis des yeux qui pleurent.  J’ai mis les pieds au travers, y laissant un peu de sable de tout ces ventres plages où j’ai tant dansé, y laissant un peu d’ocre et de marrée lumière.

Tu sais, je ne sors jamais dehors sans mes lunettes fumées, complexe de rockstar ou débilité profonde…J’enfonce le beat dans mes oreilles, Beck, Rammstein,The Cramps, Anne Clark, Muse, Iggy Pop… Qu’importe pourvu que je vive, pourvu que cela place entre moi et les autres un aura de trouble veniel, pourvu que je glisse contre le roc sans m’écorcher les genoux, pourvu que je ne pleure pas si je ne sais plus trop trop où j’en suis.  Poourvu que personne ne se rende compte qu’au fond je suis toute petite que je tremble sous ma carapace.

Je vais continuer un peu à marcher.

Tu viens…