Quelques instants, histoires d’écrire ici. Lentes marées, douces heureuses heures à contempler; un visage qu’on trouve si joli et digne. Un apaisement des souffles, falaise mutée en champ de fleurs, les jours au travail s’illuminent, les projets déboulent, créer, rire, sortir et boire ce vent frais. De plus en plus reconnaître qu’on a refouler, piétiner, fracasser…Et, reconstruire, apprivoiser et vivre. Juste ce mot, Vivre. me manquais terriblement, j’avais tellement l’impression de courir après le fil, de n’être qu’une boule d’envies non assouvis. Je veux bien croire que le désir est le moteur de L’être humain…blablabla mais…on peux-tu vivre ? On peux-tu respirer 5 minutes ? Et, regarder avec des yeux neuf un possible mieux à offrir à ceux qu’on aime ?
Et, les enfants le sentent. Raphaël se trouve dans l’art dramatique (impro, théatre…)…Je l’ai vu dans un extrait vidéo et j’ai été sidéré et très fière de lui! Marion apprivoise le secondaire et est de plus en plus autonome et responsable, il me donne bien des coups de main à la maison! Émile prends de la maturité à travers ses cours de karaté et sa nouvelle école, il est plus à son affaire, travaille fort, 30 sur 35 dans sa dernière dictée!
Je ne sais plus dire. j’ignore demain. Je suis par contre certaine d’aujourd’hui. Et, je commence à entrevoir ce qui pourrait être. Et, j’ai envie. Envie de continuer d’écrire, je ne sais juste pas sous quelle forme. Je n’ai plus la poésie aussi tentante. Elle ne me manque pas. J’ai des flash, des idées. Pas plus. Au boulot, je vais explorer avec de généreux artistes, la peinture, la couture, le dessin, la photo…Je vais m’éclater! Ça c’est sur. J’ai envie de fripes, de coudre, des idées de trucs, je vois du rouge, des zébrures, du coton extensible, des robes, des jupes, des dentelles, de la tulle, du violet. J’ai envie de partager avec toi. Mon souffle, mon lit, mon espace, mes envies. Comme une boucle chevauchant nos champs de blé, toi moi nous puis eux. J’ai envie que tu m’aides. Que tu sois là. J’envie d’heures à créer ma vie toujours. Je me sens, à l’aube de la presque quarantaine de plus en plus maîtresse de ma vie.
De multi task, à multiplier par 2. De 1 + 1 à 5 autour de la table.
Si vous savez, la légèreté d’aimer qui m’habite, me envie de bâtir.