daltonisme par choix devant les rouges lumière
durant un moment animé
par dessous les marées galbes
j’ai par prévention étique personnelle, enlacé que les lundi, et par chance certains jeudi. Et ce weekend et ce depuis quelques temps, le vent traque mon côté de vie. Et les doux rayons de soleil, me lance l’inviation à plus et mieux saisir l’instant.
Mon manuscrit est parti. L’école bientôt fini. Un mois de congé payé m’attends cet été. Sagement. Et sortir à la plage, et Québec, et la Ronde, et …
Une corde à linge
mes sous vêtements en ordre de couleurs
lézarde sangria à la main
se faire cuire au soleil
La ruelle s’anime d’enfants à bicyclette
et moi mes yeux éclabousse miel si tu veux
les passants sueur jusqu’à midi
Y a ce mec qui passe dans ma ruelle, le regard caresse sur mes courbes que je prends soin au GYM. Il souri, surement que ça lui a plut, mes fautes d’ortographes, mes ailes sur les paupières, mon goût sucré sur les lèvres, … Je sais ça se sent la vie, même à des mètres de distance.
galéjade j’trouve ça beau
même si c’est qu’une histoire
parrabellum tu te souviens ?
j’avais 20 ans et sur le port d’Amsterdam
heureuse d’un tee-shirt trouvé dans les ordures
le toit du théatre du Nouveau Monde comme maison
le ciel goutte-à-goutte comme passion
il fait beau aujourd’hui dimanche
je rie car je ne sais même pas c’est quoi de la poésie
j’ai coulé mon cours de…au CÉGEP
mais mes dessous sont assortis
la pupille bien repassée
les motifs petits pois en file fidéle
mon manuscrit parti
me reste l’été en bagage à défaire
et de petits tas de linge d’été à enlacer
tu viens ?
je vais faire ma corde à linge.
4 réponses so far ↓
Badsuck // juin 12, 2007 à 1:37
Un jeune poète m’a dit récemment : « La poésie, ce n’est pas littéraire. Ça se vit. »
nonam // juin 12, 2007 à 9:32
Bien, bien, alors je suis heureuse d’annoncer que je vis…
HéHé! Badsuck… You’re not so Bad!
Marc // juin 13, 2007 à 8:11
Il y a un petit moment que je trébuche par hasard, de temps en temps sur tes mots en boucle. Chaque fois, j’ai un petit frisson, une petite arythmie cardiaque, comme un arrêt sur image. Chaque fois, je suis séduit par le langage et par les culbutes que tu lui fais faire, entra ta réalité et ton imaginaire, ou plutôt, entre les deux pans passionnés de ta réalité. Je deviens donc un assidu, je reviens par plaisir solitaire et, ce matin, j’ose, juste un tout petit peu, te dire merci…
nonam // juin 13, 2007 à 9:45
Merci à toi aussi Marc.
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