mars 20, 2008...2:56

When you come back

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Je te le dirais bien. Je sens à chaque fois, des zèbres de tendres rouge aux vents me piétiner le ventre, je sens les lueurs des lampadaire lacèrer mon dos et je veux te dire, je sens que je te dis déjà, et ma gorge se serre de cadavres empillés l’un sur l’autre de bleu sous mes yeux trop sales de nuits blanches sans corps chaud près de moi…

Alors j’ai peur alors je sangle mes doigts, je scelle mes lèvres…Je retiens l’espace. J’ouvre les jambes et je saute sur le transat et bois mon septième ciel les yeux fermés.

Je le sens. Tu le sais. J’y pense. Tellement souvent. Et la pluie de “peut-être” sur mes cuisses, les lames des “et si” en travers ma gorge…

On s’aveugle et puis on s’endors. Le moment enfui de toutes ses jambes le reste n’est que la routine et tu le sais et je le sais et on se tait. À force de coeur et de mots tués dans le ventre…Mon coeur s’arrache à moi, il se bat pour toi.

Et, j’y pense toujours. À même les virgules et mes doigts sur le clavier…

J’suis terrassée par la peur.

Est-ce que je suis assez armée pour oser y rêver…

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