J’dors mal les weekends. Guess why. But, malgré les planêtes qui s’allignent et le tremblement de terre sous mes doigts, et toute ces fleurs que tu me lances quand le vent tombe sur ta peau parchemin. Parfois. Trop souvent. La nuit, je reste les yeux ouverts sur l’indéniable blanc du plafond. Cherchant dans un jeu de serpents et échelles imaginaire, la clef la porte un rayon de lumière un espace pour mieux cultiver la paix d’esprit. Et je garde l’impression malsaine d’être dans un “jour de la marmotte”, semaine après semaine, à vivre les même éclats d’obus dans mon ventre, à me vider des même averses, des même tonnerres, d’écrire les même phrases torrentielles et éternelles.
Je voulais parler de l’atelier que j’ai monter, et donner aujourd’hui sur les valeurs et les préjugés. Mon groupe est assez hétéroclyte, ça va d’une témoin de Jéhova, d’une Africaine qui a foutu son mari dehors car il était somnabule et elle croyais que c’était la même chose qu’être psychopathe. Aussi, je voulais vous dire cette Algérienne, qui elle trouvait ça normal qu’une femme soit égorgée pour avoir trompée son mari…Et ce gars, Haïtien, avec le complet presque en cravate, qui a avoué avoir vendu de la drogue et en avoir prit…
mais ça aurait été trop. Je veux dire à expliquer, trop long.
et le temps. Je crois que j’en ai plus pour aujourd’hui.
Je vais coiffer mon chapeau de maman pour le weekend. Faire des choses de maman. Penser à parler comme une maman. Ne pas trop sacrer! Ne pas trop traîner mes choses. Et surtout, pas être en retard à la game de soccer de marion.
Non, le temps s’évapore, gruge mes pores de peaux, et martelle dans ma tête les même phrases jours après jours. M’oblige à bien me visser à l’agenda. À suivre le tic-tac fidèle et aller abbatre ma foret familliale. J’aurais aimer plus raconter aujourd’hui, mais déjà il est 16h35. Et, même si j’haïs les vendredi car je suis 48 heures sans boire, et que le désert sous mes pas me cuit la peau, et le sable dans mes chaussures, et …
Je sais que trop que je ne peux pas faire porter ma croix par personne d’autre que moi. Et je sais, que je l’ai choisie d’entre toutes…
Le temps passe et me vide, et m’empli.
Le temps passe je vie, et des fois m’enfui.
mais j’en suis consciente. Oui, je vous aurais bien parler de l’atelier sur les valeurs et les préjugés que j’ai donner ce matin. Mais, je dois aller préparer le souper…
Le mot lancé, entre les pages et l’oreiller, comme un ancre au fond de mes yeux, à faire se taire les fantômes l’espace du souffle dans le cou du naufragé.
Quand l’univers te pousse à faire un geste. Comme si, j’avais sentie une à une les planêtes me frôler, l’épaule, puis le bras et enfin la main, et les doigts, dans ses cheveux corbeau, sur son être dentelle, comme dans l’eau clair d’un lac calme, comme quand j’étais petite et en bateau, je laissais mes doigts jouer avec le rythme, la vitessse, la langueur et l’abandon dans l’eau. J’étais l’eau. Sans bruit. comme un état d’être. Connecté. Naturel.
L’abandon à la vie. À l’énergie de faire partie de quelque chose. D’un tout, naturellement, comme si l’univers m’explosait dans la cage thorassique…Comme si une à une les planêtes…
Oui. Me semble que s’t'ai quelque chose comme ça, quand j’ai joué dans tes cheveux.
Et vue, que je suis combattante, et que je tiens encore debout. Que le stairmasters me tient les fesses réveillées, que mes abdos me crient de pomper, oui pomper plus fort encore, jusqu’à se taise la douleur du manque du vide et de se qui est plein partout dans mes veines soit la fureur de vivre, l’amour qui est aussi fort que le ventre d’une mère, le mal des muscles scandant l’hymne à la liberté, la puissance de mes pas bien posés sur la terre ferme des cadavres oubliés. Je suis à moi, je ne dois pas l’oublier (encore).
Tout cet amour encore chaud et rivière qui me tremble encore sous la douche, quand les enfants sont sourds et muets, quand le soir gagne sur mon lit, tout cet amour vit encore et vivra toujours.
Mais par dessus tout, là maintenant, je dois regagner mon amour, pour moi. Me garder les meilleures rivières, les sources d’avril pour mieux franchir le temps.
L’équilibre entre aimer juste ce qu’il faut et tout perdre ce qui est à soi est fragile chez moi. Intense jusqu’au bout de mes ongles. Terre fraîche sous tes oasis, et brulante de fièvre à l’automne, je me perd trop facilement dans l’eau de love.
Je veux me reconquérir. Voîlà mon but aujourd’hui. Et la chanson, dans mon Mp3, encore quelques jours, sur le stairmaster “Étienne d’Aout” de Malajube…
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mes collages et des news sur ma biblio:
Les collages ont été fait lors de mes ateliers avec mes jeunes adultes. Pour ma biblio-communautaire. J’en suis rendu a 500 livres. J’ai reçu un big don d’une habitation pour les personnes âgées sur Gouin! Ma lettre de demande de commandites à Québec-Amérique est partie: je me croise les doigts… Un gros merci à FannyArdente (qui est défunte mais encore dans notre coeur man!)…
Mes ateliers de création littéraires débutent le 23 novembre, en soirée, ce sera un vin, crayon et lumière tamisé… I wish. (Ma boss veut qu’on “bouaive” du vin!!). Je suis emballée tout plein pour ce nouveau projet que je met sur pied!
Z’avez des livres à donner, vous êtes un auteur et vous voulez venir semer la graine d’écrivain dans la main de jeunes adultes 18-35 ans…bin… vient!!